Bienvenue


Bienvenue à tous sur mon blog. J'y présente diverses courses et vous tiens au courant de mon activité sportive au travers d'articles plus ou moins fréquents.

Sur la barre latérale, vous pouvez accéder à plusieurs infos, telles que mon équipement, mon calendrier, mes objectifs ou encore ma prochaine course.
L'onglet "Résultats" vous permettra de consulter les classements de toutes les courses auxquelles j'ai participé. La section "Parcours et profils" montre quant à elle les tracés et caractéristiques techniques des courses tout en fournissant un lien sur l'événement. Sans oublier les archives des mois précédents


10 sept. 2011

10.09.2011 - Grimpette des Bédjuis : dans un véritable fourneau



Cette année, la Grimpette des Bédjuis (habitants d'Isérables) accueillait les championnats valaisans de course de montagne, où la concurrence est normalement plus importante que lors des autres manches "normales". Je m'attendais donc à passablement de coureurs doués dans le milieu et une place sur le podium était un peu illusoire.


Pour une fois, la course a lieu l'après-midi... Or, en ce samedi estival, les organismes seront mis à rude épreuve. Effectivement, en courant sous un soleil de plomb avec une température avoisinant les 30 degrés, le parcours n'allait pas nous faciliter la tâche puisqu'il passe sur un versant de montagne très sec et exposé, dans la caillasse et presque sans ombre. Peu importe, j'aime ces conditions! Seul message: boire.


Le tracé de cette grimpette, bien que relativement court, n'offre aucun répit. Excepté le premier km relativement plat dans le village de Riddes (490m), la pente est très sèche tout au long des 5,5km qui nous mènent aux Crêtaux (1440m), après avoir fait une traversée d'Isérables aux 2/3 du chemin. La pente moyenne est donc d'environ 18%, avec des passages frôlant les 30%.








Peu après le départ de la centaine de concurrents que nous sommes, je me place dans le groupe de poursuivants de la tête de course (Costa, Vaudan, Ramuz). Ils prennent immédiatement le large et personne ne tente de les suivre, ça serait peine perdue! La traversée du village de Riddes se fait très vite et on commence alors à monter. Je suis en 8ème position : peu d'écart entre chacun des coureurs, on se suit un par un car le chemin est relativement étroit.


Après quelques centaines de mètres de montée, des trous se forment et les écarts se creusent petit à petit. J'ai dépassé un concurrent et ne tarde pas trop à en doubler un second, sans véritablement accélérer. Nous sommes alors un petit groupe de 3 (Marcel Theux, Laurent Rapillard et moi) qui va tenir jusque dans les bas d'Isérables. En effet, après 25min de course, nous parvenons à distancer progressivement Marcel qui tente malgré tout de s'accrocher. Il fait vraiment très chaud et sec, la soif commence à se faire sentir.








Laurent tente à plusieurs reprises d'accélérer mais je ne m'affole pas et continue ma propre course à un rythme régulier auquel je me sens bien et sans entrer dans le rouge. A chaque fois, je reviens dans son sillage et cette stratégie va payer puisque c'est lui qui va s'épuiser à ce jeu. A l'entrée d'Isérables, j'ai pris une bonne vingtaine de secondes d'avance, écart qui à l'air d'augmenter. Je profite d'un ravitaillement pour m'hydrater un maximum et attaque le tronçon final vraiment raide.

Je jette souvent un coup d'oeil derrière moi pour estimer mon avance : elle augmente constamment. Devant, cela fait bien longtemps que l'on ne les aperçoit plus. Le dernier km me paraît vraiment difficile et j'ai un petit coup de barre avant l'arrivée... Je vois que je perds quelques secondes mais avec la minute d'avance que je m'étais progressivement construit, je peux gérer mon effort. Plus que 250m et c'est la fin : le temps d'une accélération pour passer la ligne en 4ème position (3ème place catégorie) avec un temps de 45'32'', soit une trentaine de secondes d'amélioration par rapport à l'année dernière. C'est vraiment content de ma gestion de course que je me réhydrate et reprends quelques forces... avant de descendre et de me refaire les deux tiers de la montée comme décrassage ;-)






4 sept. 2011

04.09.2011 - Ovronnaz - Cabane Rambert: encore une médaille en chocolat

Généralement, Ovronnaz - Cabane Rambert accueille un joli plateau de coureur et les premières places sont plutôt chères. Sur un terrain rocailleux, très pentu et sans véritable répit, cette course est plutôt difficile : 1250m de dénivelé pour 8km, soit une pente moyenne supérieure à 15%. Avec un départ en montée, il faut être vraiment bien échauffé pour réaliser une bonne performance et ne pas se laisser distancer dès le début. D'autant plus que la difficulté augmente sans cesse le long du parcours (30% sur la partie finale).

Niveau charge d'entraînement, la semaine écoulée fut l'une grosses de la saison. Beaucoup de km avalés en vélos, mais cependant à une intensité plus faible, ce qui me laissait une récupération acceptable. Un peu de la veille fut compensée par une bonne nuit de sommeil.

Dimanche matin, la météo n'est pas terrible et assez fraîche mais le temps reste sec pour le moment. Comme prévu, je m'échauffe suffisamment afin d'être direct dans le bain lors du coup de pistolet. A 9h00, départ du centre d'Ovronnaz (1230m).

Comme toujours cela part plutôt vite devant... trop vite pour certains qui ne tiendront pas le rythme très longtemps. Derrière les deux leaders qui créent tout de suite un écart, je me trouve dans un groupe d'une bonne quinzaine de coureurs qui va progressivement s'étirer après le premier km qui traverse la station. Lorsque l'on quitte le bitume pour des routes et sentier forestiers, je me trouve étonnamment aux environs de la 8ème place. Je ne veux pas accélérer trop vite car d'une part, je sais que les deux leaders ne seront pas rattrapables, et d'autre part, je ne suis pas loin des concurrents devant moi. Je me contente d'observer et suivre.





Entre le 1er et le 2ème ravitaillement, un long tronçon de 2.5km avec de nombreux lacets me permet de dépasser deux coureurs et les distancer petit à petit. Effectivement, le trou est fait : nous sommes donc un groupe de trois (positions 3 à 5). Je joue à nouveau stratégiquement en me contentant de suivre leur cadence. Je me sens bien et relativement frais mais ne veux pas attaquer trop tôt.

Au bout de 5min, je vois que l'un de nous commence à grapiller mètre après mètre mais ne bronche pas car je sais qu'il est supérieur à moi et que je n'arriverai sûrement pas rester dans son sillage (c'était 3 fois le cas cette saison lors d'autres courses). Nous continue donc sur le même rythme pendant un moment avec le seul concurrent qu'il me reste. Ceci jusqu'à un passage très raide dans la caillasse. Je l'entends souffler de plus en plus fort alors je tente ma chance : je place une petite accélération qui me permet de prendre une dizaine de seconde d'avance avant de temporiser quelques minutes pour récupérer. Cette attaque sera payante puisque l'écart ne cessera d'augmenter jusqu'à l'arrivée. Hélas, devant moi aussi...

Je termine la course assez bien et avec les jambes relativement légères puisque je parviens à accélérer encore sur le dernier tronçon pourtant difficile. J'arrive à la Cabane Rambert (2580m) en 4ème position (3ème place catég.) en 1h02'13, ce qui constitue une amélioration de plus de 2min40 par rapport à l'année dernière. C'est très satisfait de ma gestion de course et de ma forme que je fais le chemin inverse jusqu'à Ovronnaz... accompagné par un joli déluge sur la fin !



27 août 2011

27.08.2011 - Château d'Oex-La Braye : deuxième victoire de la saison

La semaine ayant été plutôt bonne niveau récupération et forme, je me sentais plutôt confiant pour une petite course du genre. C'était sans compter un samedi vraiment difficile : aucune énergie, sommeil, pas de motivation, la grosse fatigue quoi (peut-être le contrecoup). A plusieurs moments j'ai pensé à renoncer à ma participation. Heureusement, après une grosse nuit de sommeil, ça allait un peu mieux dimanche matin. Seul objectif: améliorer mon temps de 2010 (3ème place).





Le parcours est assez peu exigeant comparé aux dernières courses (voir profil et tracé ci-dessus). A peine 45min d'effort, 7km et 800m de dénivelé positif. Au petit matin, il faisait vraiment pas chaud sur la ligne de départ à Château d'Oex (900m), tout juste 5°C... Petit échauffement histoire de se stimuler un peu et oublier le froid.


A 9h45, départ pour la cinquantaine de participants, c'est vraiment une course pas très connue. Pourtant, son tracé naturel en forêt et dans les pâturages (quasi pas de béton) est fort sympathique. Tout de suite, j'occupe le groupe de tête et après 500m, je prends les commandes de la course. Sur les 1500 premiers mètres, le rythme est plutôt rapide et seuls 4-5 coureurs me talonnent. Dès la première difficulté, nous ne sommes plus que deux aux avant-postes. Je me contente d'observer sans accélérer le rythme. Peu à peu je vois que mon seul concurrent perd du terrain.


Lors du seul ravitaillement à mi-parcours, je possède plus d'une minute d'avance et constate que, sauf grosse défaillance, je devrais occuper cette même place à l'arrivée. C'était sans compter une petite montée d'adrénaline 5min plus tard : en passant aux abords d'une ferme, je vois soudainement deux chiens venant à ma rencontre à toute allure en aboyant. C'est parfois le défaut  d'être le premier... Par expérience, je m'arrête immédiatement et marche lentement. Les chiens me "sautent" contre et continuent à défendre leur territoire jusqu'à l'heureuse arrivée de leur maître. Après environ 20sec, je peux reprendre mon rythme mais doit à nouveau m'arrêter à cause de leur poursuite... Au total je perds bien 30sec!


Cela sera sans conséquence puisque je passerai la ligne finale (La Braye 1625m) avec plus de 2min d'avance sur mon dauphin, c'est-à-dire en 41'16'' et en améliorant mon temps de l'année dernière. Forme générale relativement bonne et course satisfaisante malgré le manque de concurrence. Deuxième victoire de la saison après la Vitodojo au mois de juin.


20 août 2011

20.08.2011 - Inferno-Halbmarathon : splendide journée sur un parcours incroyable

En cette période de canicule, rien de tel que de prendre un peu d'altitude et profiter du soleil en montagne ? Malgré un peu de fatigue en fin de semaine, c'est plutôt confiant que je m'attaque à ce gros morceau. De plus, 2h de route à faire pour se rendre sur place, donc réveil assez tôt. Arrivé à Lauterbrunnen (800m), je m'inscris et me prépare gentiment pour le départ qui sera donné à 10h15. Un échauffement plutôt cours suffira puisque la course et longue et que je préfère garder des forces pour celle-ci.


Le parcours peut être séparé grossièrement en trois parties distinctes : après un km à plat pour se lancer, le premier tronçon est une montée très régulière (12-13%) d'environ 5km sur une route graveleuse. Ensuite, une longue traverse légèrement vallonée de 6-7km mène les coureurs au village de Mürren. Cette partie est vraiment roulante puisque le dénivelé n'est que de 150m. Enfin, le tronçon final de 8km avec qui monte nettement plus, sillonnant les sentiers de montagne caillouteux et sinueux. La pente est variable mais reste entre 15 et 30%. Une dizaine de ravitaillements sont répartis sur le parcours, ce qui sera fort agréable au vu de la chaleur.

Arrivé à la bourre sur la ligne de départ, je m'élance dans les 30-40 premiers. Les jambes sont un peu endormies mais on fera avec... Une fois le village de Lauterbrunnen traversé, on s'enfonce dans la forêt pour la partie de montée. Immédiatement, je constate que je ne suis pas d'une fraîcheur et d'une vitalité énorme. J'ai un peu de peine à me mettre dans le rythme, malgré le petit groupe de 5-6 dans lequel je me trouve. Je dépasse tout de même une dizaine de participants, notamment sur la fin de la montée hors de la forêt: ça fait du bien mentalement!

Après deux ravitaillements et environ 35-40min de course, j'arrive au sommet de ce premier tronçon pour passer à un profil nettement plus roulant. C'est à partir d'ici que je commence à me "réveiller" et petit à petit accélérer la cadence. C'est incontestable à présent, je me sens beaucoup mieux et je double un à un les concurrents devant moi. Sans oublier de me ravitailler, surtout en eau. D'ailleurs, il commence à faire bien chaud et certains en souffrent passablement.
A l'entrée du village de Mürren (1650m), nous retrouvons le bitume et mon rythme ne faiblit pas: nous en sommes mine de rien à 1h de course pour environ 12km parcourus. Encouragé pour un public enthousiaste, je traverse ce village typique et profite même du magnifique panorama qui s'offre à moi. Je dois me situer aux alentours de la 15ème place et continue ma remontée folle.


Ensuite, c'est la partie la plus difficile que j'entame et, bonne nouvelle, je vois tout de suite que je reviens sur 2-3 coureurs devant moi : contrairement à la première montée, je me sens léger et c'est sans faire de détails que je les dépasse. Un peu plus loin, avec quelques km de montée plus raide et forcément une autre posture, je commence à sentir une petite douleur et tension sur mon tendon d'Achille. Je prends immédiatement un anti-inflammatoire et profite du ravitaillement du 15ème km pour m'hydrater un maximum et embarquer des sucres sous forme de gel, barres, etc. 

Au bout de 10min, ma douleur passera. Heureusement puisque c'est un sentier de montagne très éprouvant auquel je m'attaque: une pente de 25%, pas une brique d'ombre, de la caillasse parfaite pour se tordre une cheville (qui requiert donc une concentration maximale) et quelques passages glissants à travers les "torrents" qui évacuent la fonte des neiges. Je souffre un peu mais ma forme globale reste bonne, je sers les dents car j'atteins le ravitaillement de la Cabane du Schilthorn (2430mqui précède un replat d'environ 1km. Il me permettra d'ailleurs de souffler un peu et me rapprocher de deux autres coureurs. 

A nouveau un petit mur, et hop je me trouve à présent à environ 2600m, avant de littéralement gravir la partie finale. Le paysage est juste somptueux, à couper le souffle. A tel point que je n'avais que rarement vu d'aussi belles régions en Suisse. J'ai désormais parcouru environ 18.5km en 1h56 de course et me situe aux portes du top 10.





Mes jambes me font mal mais je parviens à faire le point dans ma poche et poursuivre mon intense effort. Cette dernière ascension dépasse les 30% et comporte des passages dans les rochers vraiment très techniques, étroits, sinueux et parfois avec de grosses "marches" verticales de 80cm-1m. Idéal pour achever les coureurs sous un soleil tapant! Je me surpasse grace à un énorme travail mental, ce qui me vaudra de dépasser encore 2 coureurs complètement cuits. Je reviens meme sur les deux suivants à toute allure! Hélas, il manquera à peine 200m à la course pour que je les double, dommage!



Je franchis la ligne d'arrivée au sommet du Schilthorn (sur la terrasse du restaurant garnie d'un public nombreux à presque 3000m d'altitude) en 2h16'53 pour ce demi marathon qui comporte 2200m de dénivelé positif. Un très bon temps dont je suis vraiment satisfait et une course extraordinaire (à ce jour, la plus belle que j'aie découvert). De plus, j'obtiens une gratifiante 4ème place dans ma catégorie et une 9ème scratch.


13 août 2011

Entrainement Haute-Cime 13.08.2011

Une superbe sortie course/marche entre Champéry-gd-Paradis (1150m) et la Haute-Cime (3250m) avec mon ami Candide !!! Planifiée à l'arrache mais une météo parfaite, une vue somptueuse et un bon entraînement d'endurance, de dénivelé et de technique !


Toutes les photos en cliquant ici ou sur le titre de l'article (quelques extraits ci-dessous)